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Var Matin a parlé de moi : une belle mise en lumière, et une réflexion qui me tient à cœur

Par Mathilde Deli — Your Eco Story | Wedding Planner, Provence



Il y a des matins où l'on se dit que le travail de fond finit toujours par payer. Ce mois-ci, Var Matin m'a consacré un portrait pour parler de Your Eco Story, de mon parcours, et de ce que c'est vraiment que d'organiser des mariages en Provence pour des couples venus du monde entier.


"Elle passe sa vie à unir celle des autres."

Ce titre m'a touché : au fond, ce n'est pas une question d'organisation. C'est une question de personnes.


Pourquoi j'en suis fière


On a parlé de mon parcours en communication, de mon stage en Afrique du Sud, de ma formation à Six-Fours, de ce premier pas dans l'entrepreneuriat en 2019 — oui, un an avant ce que vous savez. On a parlé de ma clientèle étrangère, de la French touch que viennent chercher les couples américains, néo-zélandais, canadiens. De mon réseau de prestataires, des fleurs de saison, des tomates qu'on ne demande pas en octobre. Et de VIBES, l'organisme de formation que je co-fonde avec Justine pour transmettre ce qu'on a appris.


Ce qui m'a frappée, c'est que tout ce qui semblait anodin de mon côté — travailler en local, respecter les saisons, connaître les spots photo du Var — sonnait comme une vraie singularité aux yeux du journaliste. Parfois, on a besoin d'un regard extérieur pour réaliser ce qu'on a construit.


D'abord parce que c'est ma région qui me reconnaît. Var Matin, c'est le journal de chez moi. Mes voisins, mes prestataires locaux, les propriétaires de domaines que je croise aux salons le lisent.


Ensuite parce que ça valide six ans de travail silencieux. Pas de publicité, juste le bouche à oreille, le blog, les réseaux, et la qualité du travail. C'est une forme de confirmation que la constance finit toujours par payer.

Et enfin parce que ça ouvre des portes localement. Les prestataires varois qui me connaissent peu, les domaines que j'aimerais intégrer à mon catalogue, les couples français qui ne me trouvaient pas encore — cet article est une introduction.


Le commentaire qui m'a fait réfléchir


Quand j'ai partagé l'article sur les réseaux, un commentaire est apparu, qui disait en substance :

"On ne peut pas vraiment parler d'éco-responsabilité quand on fait venir ses clients en avion depuis l'étranger."


Je comprends d'où ça vient.

Oui, un vol Paris-Sydney génère des émissions. Ce serait malhonnête de le nier.


Mais voilà ce que j'ai appris en six ans de mariages éco-responsables : la culpabilité ne fait pas avancer. Ce qui fait avancer, c'est d'agir là où on peut, à son niveau, sans prétendre à la perfection.


Ce que génère vraiment un mariage


La réalité d'un mariage destination, c'est que l'impact le plus significatif ne vient pas de l'avion du couple. Il vient de l'événement lui-même.

Un mariage moyen génère entre 5 et 9 tonnes de CO₂. Ce chiffre recouvre des centaines de décisions : le traiteur, les fleurs, la décoration, les déplacements des invités sur place, l'éclairage, les impressions, les déchets, les cadeaux.


C'est là que mon travail prend tout son sens. Pas dans l'origine géographique du couple, mais dans chacun de ces choix.

Un fleuriste local qui coupe ses fleurs le matin du mariage, plutôt que des fleurs importées d'Équateur. Un traiteur en circuit court avec des producteurs du Var, plutôt qu'un catering industriel. Une décoration louée et réutilisée plutôt qu'achetée et jetée. Un lieu privatisé où les invités dorment sur place, ce qui évite des dizaines d'allers-retours en voiture entre l'hôtel et le domaine.


Ce sont ces choix-là qui font une vraie différence. Et c'est exactement ce que je construis avec mes couples, quelle que soit leur nationalité.


L'éco-responsabilité ne demande pas la perfection


Ce qui me pèse dans ce type de commentaire, c'est l'idée sous-jacente qu'il faudrait tout faire parfaitement ou ne rien faire du tout. Que si on n'atteint pas le 100%, autant ne pas s'y mettre.

Ce n'est pas comme ça que ça marche. Ni dans la vie, ni dans l'événementiel.


L'éco-responsabilité, c'est une direction, pas une destination.

Un couple australien qui choisit des fleurs de saison locales, un menu construit autour des produits du terroir provençal, une décoration réutilisable et des prestataires engagés — ce couple agit.

Concrètement, mesurable, avec un impact réel sur l'événement qu'il organise.


Lui dire qu'il n'a pas le droit de s'inscrire dans cette démarche parce qu'il a pris l'avion, c'est le décourager. Et le décourager, c'est perdre chaque mariage comme opportunité de faire mieux.

Je préfère accompagner des couples qui font de leur mieux, à leur façon, sans culpabilité. Pas à pas, chacun à sa sauce, du moment qu'il s'implique sincèrement dans cette démarche.


C'est ça, ma vision de l'éco-responsabilité. C'est ça, mon travail depuis six ans.


L'article complet



Merci Var Matin !


Vous avez un projet de mariage en Provence ? Je serais ravie d'en parler avec vous.



 
 
 

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